Mains tridactyles

Ces grandes mains tridactyles découvertes près de Nasca au Pérou ont fait l’objet d’études par l’équipe de l’Instituto Inkari – Cusco.

Caractéristiques

Type : humanoïde
Espèce : indéterminée
Tailles comprises entre 35 et 40 cm
Présence de trois doigts constitués de 5 et 6 phalanges avec la présence d’ongles (qui couvrent 80% de la phalange distale, alors que chez l’humain l’ongle ne couvre que 50% de la première phalange)
Mains constituées de 26 os
Présence de peau et de tendons
Dans un cas, présence des restes de l’empreinte digitale

VIDÉO

Présentation et analyse des radiographie des mains tridactyles par le Dr Julio Espero Torres.

Datations C14

IFUNAM

ans ± 30

BETA ANALYTICS

ans ± 30

CTGA

ans ± 25

Os

CTGA

ans ± 40

Peau

Hypothèse formulée par CTGA sur les différences d’âge

Les échantillons d’os et de peau ont été prélevés du même prélèvement de doigt qui avait été séparé lors de la phase de prélèvement initiale. La différence d’âge au C14 pour les deux matériaux du même échantillon de doigt est théoriquement hautement suspecte. Spécifiquement en ce qui concerne l’échantillon de peau avec une date C14 de 6190 ans de plus que le même échantillon osseux. L’isotope stable et le faible pMC corroborent cette observation.

Une explication possible de cette anomalie est que la peau de l’individu a été traitée avec une ou plusieurs substances (telles qu’un fluide d’embaumement) dont la teneur en carbone est bien plus ancienne que le matériau fossilisé lui-même, éventuellement un hydrocarbure. Une analyse chimique du matériau de la peau peut être réalisée pour définir l’anomalie.

Analyses ADN

BIOTECMOL

  • Homo Sapiens 19,82%

PALEO DNA

  • Homo Sapiens 100%

ABRAXAS

  • Homo Sapiens 97,69%

Analyse des implants métalliques

Implant métallique annulaire

  • Fer 78%
  • Chrome 16%
  • Carbone 5%

Cet échantillon est composé d’un alliage fer-carbone (moyenne 78% de fer pour 5% de carbone) riche en chrome (moyenne 16%), cependant l’analyse EDS ne permet pas de trancher entre un acier (inoxydable) ou une fonte (blanche). On note que si cet alliage ne contient pas de nickel dans sa composition intrinsèque, on le détecte par contre très localement sur une des zones d’analyse dans une concentration presque pure (moyenne 85%), ce qui indiquerait l’existence d’une couche de passivation au nickel pour cet échantillon (hypothèse à considérer en dehors d’un possible apport exogène, avec la pollution par les outils ayant servi à l’extraction, par exemple). Nous aurions donc pour cet échantillon un acier ou une fonte, peut-être recouvert en surface d’une couche de nickel, plausiblement déposé par galvanoplastie (bain chimique ou électrolytique). On observe également une signature chimique minérale pour cet échantillon, qui est probablement d’origine exogène (gangue minérale).

Implant métallique en forme de disque

  • Or 60%
  • Argent 30%
  • Cuivre 10%

Dans le contexte d’étude, cet alliage or-argent est tout à fait concordant en termes de composition avec les alliages utilisés à l’époque précolombienne. La présence d’impuretés tel que le fer en inclusion va également dans ce sens, plausible indicateur de l’utilisation d’un alliage or-argent natif pour la conception de l’objet, en l’absences de procédés complètement maitrisés par les métallurgiste précolombien pour l’élaboration de ce type d’alliage. Il est également plausible qu’une finition type « dorure par appauvrissement » ait été appliqué à l’objet source de l’échantillon, dont l’alliage serait alors un alliage or-argent-cuivre caractéristique de nombreux objets d’époque précolombienne et significativement plus riche en cuivre en proportion massique, le tumbaga.

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