La tête du Reptile Humanoïde n’est pas une tête modifiée, d’aucun mammifère quadrupède connu, réponse au Dr. Rodolfo Salas-Gismondi, (2018).

Biologiste José de la C. Ríos López ;  Médecin Légiste José de Jesús Zalee Benítez ; Médecins : Dr. Edson Salazar Vivanco  et Dr Raymundo Salas Alfaro ; Enquêteur Thierry Pierre Maurice Jamin.

Synthèse

Les crânes des spécimens Reptiles Humanoïdes ont été évalués au moyen d’études d’imageries tomographiques (scanners) et depuis le début de cette affaire le paléontologue Rodolfo Salas Gismondi s’est manifesté contre, faisant croire que c’était le produit d’une fraude qui correspondrait à des crânes de mammifères manipulés, déclarant qu’il s’agit de crânes de chats (Felis domesticus), de chiens (Canis familiaris) et de camélidés (vicuña, guanaco, alpaga et lama) ; (Lama glama), sans toutefois préciser l’espèce en particulier qui aurait été utilisée et sans présenter aucune analyse à l’appui de ses affirmations.

Dans cette investigation scientifique il a été montré les caractéristiques uniques que présentent les crânes de ces spécimens et qui n’ont jamais été décrites auparavant par la science actuelle sur aucun spécimen, dont les caractéristiques phénotypiques correspondent à celles d’un reptile avec forme humaine ayant trois doigts et montrent ainsi les mauvaises intentions de Salas Gismondi qui contribue davantage à la pseudoscience pour faire passer cette découverte comme quelque chose d’insignifiant, sans employer de méthodologie scientifique comme le mérite ce cas.

Contexte

Une grande controverse a été provoquée par ces êtres à trois doigts et il n’a pas manqué de spécialistes qui sont venus au premier plan pour essayer de nier cette découverte, sans la moindre évaluation de celle-ci.

Tel est le cas du Paléontologue Salas Gismondi, qui a publié sur certains forums, où il tente de montrer cette découverte comme une fraude. En août 2017, il s’est manifesté contre le cas dans le programme radio de Anthony Choy [1,2], où il a dit que les têtes des petits êtres de 60 cm, sont construites à partir des crânes d’animaux comme des chiens, des chats et des camélidés. Compte tenu de ces allégations, l’équipe de recherche des momies desséchées de trois doigts de l’Institut Inkari Cusco-Pérou a été chargé de vérifier si ces accusations étaient fondées.

Pour répondre à ces théories, les crânes des Reptiles Humanoïdes ont été comparés dans un premier temps, aux crânes de chats et de chiens [3]. A présent, nous les comparons au travers de cet article, à des images scanners de Lamas (Lama glama).

Le Paléontologue Rodolfo Salas Gismondi, dans un documentaire français montrant la tête d'un camélidé

 

 

Le Paléontologue Rodolfo Salas Gismondi, dans un documentaire français montrant la tête d’un camélidé, où il signale qu’en raison de la similitude avec l’apparence des reliques trouvées à Nasca (d’êtres ayant des caractéristiques de reptiles), cela correspondrait à des têtes fabriquées avec des os de divers mammifères (chiens, chats et lamas).

Crâne de lama et crâne d'entité tridactyle

Crâne de Lama (Lama glama) dont on veut nous faire croire que les têtes des spécimens de trois doigts de caractéristique reptilienne (Reptile Humanoïde) en seraient constituées.

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama et l’humanoïde à trois doigts de Nasca
Comparaison de coupes tomographiques de crânes entre le Lama et l’humanoïde à trois doigts de Nasca

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018

Des trabécules sont présentes dans cette coupe comparative dans la partie antérieure du crâne de Lama (Lama glama) et le crâne du Reptile Humanoïde.

Comparaison de coupes tomographiques de crânes entre le Lama et l’humanoïde à trois doigts de Nasca

 

 

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018

La pneumatisation est présente dans cette coupe comparative dans la partie antérieure du crâne de Lama (Lama glama) et absente dans le crâne du Reptile Humanoïde.

 

 

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018

La pneumatisation dans la région antérieure du crâne de Lama (Lama glama), observée sur l’image scanner, alors que sur le crâne du Reptile Humanoïde qui prétendument serait une partie de ce crâne de Lama, n’a pas cette pneumatisation.

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde).
Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde).

 

 

Partie pneumatisée du crâne de Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018.

La pneumatisation dans la partie antérieure du crâne de Lama (Lama glama), est d’environ 30%, tandis que pour le crâne du Reptile Humanoïde qui serait prétendument fabriqué à partir d’un crâne de lama nous constatons une pneumatisation de 1% ans cette région.

 

 

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018

La base interne des deux crânes montre une grande différence chez les deux spécimens.

Comparaison de coupes tomographiques de crânes (images scanner) entre le Lama (Lama glama) et l’humanoïde à trois doigts de Nasca (Reptile Humanoïde). Rios J. 2018
Comparaison des bulles tympaniques entre le lama, le chat, le chien sauvage et l'humanoïde tridactyle

 

 

Comparaison des bulles tympaniques entre le lama (Lama glama), le chat (Feliz silvestris ssp.), le chien sauvage (Lycaon pictus) et l’humanoïde tridactyle (Reptile humanoïde). Ríos J. 2018.

En prenant comme référence l’emplacement des bulles tympaniques de différents crânes d’animaux adultes tels que le chien (Lycaon pictus), le lama (Lama glama), le chat (Felis ssp.) et en les comparant à ceux du Reptile Humanoïde, la plus grande est celle du Reptile Humanoïde, suivi par celle du chien, puis celle du lama et enfin, la plus petite dimension, celle du chat.

Base d'un crâne de Reptile Humanoïde

Base du crâne de la partie inférieure de l’une des têtes du Reptile humanoïde appartenant à Paul Ronceros et dont il a soulevé la peau, pensant qu’il s’agissait de la tête d’un mammifère quadrupède (chien, chat et/ou caméléidé), sur laquelle on peut voir la base du crâne qui n’a été ni sculptée , coupée ou limée et où l’on observe une suture longitudinale à côté du Foramen Magnum dont la forme de l’orifice (trou occipital) est très singulière en raison de sa forme carrée.

Vue de dessous d'un crâne de lama

Vue du dessous du crâne où l’on observe le palais dur du camélidé (Lama glama), qui a été suggérée par Salas Gismondi comme étant l’une des parties formant la tête du reptile humanoïde.

Conclusions

Les têtes de Reptile Humanoïde ont une zone de pneumisation de 1% située dans la région postérieure ou occipitale, par rapport au crâne du Lama glama dont la zone du crâne à l’avant présente une zone de pneumisation de 30% qui s’étend sur un quart du crâne de l’avant à l’arrière.

La tête de ces spécimens possède un Foramen Magnum de forme carrée, ne possède pas de mâchoire, l’emplacement des condyles est en arrière de la forme, chez les espèces terrestres les condyles sont situés dans la partie avant du Foramen Magnum.

Le périmètre crânien est plus grand à l’emplacement de la bulle tympanique chez le Reptile Humanoïde que chez le chien, le lama et le chat.

La base du crâne a deux sutures transversales, l’une antérieure au Foramen Magnum de forme carrée et l’autre dans la partie postérieure.

Il n’y a aucune preuve de manipulation de ces crânes ou têtes, puisque la peau qui les recouvre n’a aucune altération, déchirure, coupure ou suture, et il n’y a aucun signe de manipulation sur les os qui les composent.

Par conséquent, le crâne de ces spécimens ne correspond à aucun crâne connu de mammifère terrestre, étant de plus macrocéphale en raison des dimensions sur ces spécimens aux caractéristiques des reptiles.

Remerciements

A l’Institut Inkari  Cusco-Pérou, pour avoir facilité l’obtention des images tomographiques  (scanners) et radiographiques pour l’exécution de cette recherche scientifique.

Références

  1. Têtes montées avec des crânes d’animaux. Dr. Rodolfo Salas-Gismondi (Département de Paléontologie de Vertébrés, Musée d’Histoire Naturelle, UNMSM, Lima – Pérou et adjoint à la recherche, Division Paléontologie, Musée Américain d‘Histoire Naturelle. Disponible sur : https://drive.google.com/open?id=1lXTrDYibqt4FxXNUpQGSe53sA1n1-TkV
  2. Crâne de Lama (Lama glama). Disponible sur : http://digimorph.org/specimens/Lama_glama/
  3. Crânes de Reptiles humanoïdes : « Juste un problème d’échelle » : https://www.the-alien-project.com/2018/04/24/cranes-reptiliens-humanoides-juste-un-probleme-dechelle/

Traduction : Antoine Bruno

©Jose de Cruz Ríos López / Instituto Inkari Cusco

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